[Article] - Suavor ou la mémoire du café

Modérateur: gonzo13sam

[Article] - Suavor ou la mémoire du café

Messagepar DTC » Mer Aoû 22, 2007 12:27 pm

Bonjour,

Avant de faire un article actuel et technique sur la Maison Suavor, en voici un du passé. Les photos sortent d'un journal et sont donc très mauvaises.

Suavor ou la mémoire du café

Implantée en 1977 au 19, rue Eugène Henaff, dans la zone industrielle de Vitry, Suavor est l'une des plus anciennes entreprises de torréfaction.

LA BRULERIE DE L'ODÉON" créée en 1853 fut reprise en 1937 par Fernand Molay qui fonde "Les Cafés Suavor" . En 1969 son fils Jean-François prend le relais, assisté de son frère Alain. Cette PME aujourd'hui coiffée par un holding, a vu depuis son installation à Vitry ses effectifs passer d'une quinzaine à une cinquantaine de personnes réparties entre les ateliers de torréfaction et de conditionnement, le service de livraison, l'administration et le service commercial. Jean-François Molay, le président des Cafés Suavor, explique les raisons qui l'ont poussé à acquérir des terrains dans la zone industrielle vers 1975/197:

"A l'époque les possibilités de la banlieue sud-est n'étaient pas bien connues. Nous étions venus nous renseigner, nous avions rencontré des gens très compréhensifs, des organismes municipaux proches des problèmes et des préoccupations des entreprises. Actuellement les atouts sont encore meilleurs qu'à l'époque. Avec la A 86, on est à la fois dans Paris et immédiatement relié à l'extérieur" . Il relève pourtant "deux points noirs": le manque d'un restaurant inter-entreprises, l'insuffisance des transports en commun, notamment la fréquence des autobus sur la ligne 172 de la RATP, les liaisons entre la gare de Vitry et la zone industrielle.

L'art du mélange

Produits " haut de gamme"- pur Arabica ou fruits de mélanges d'Arabica -les cafés Suavor sont commercialisés essentiellement en Région parisienne, dans des cafés et restaurants prestigieux, les collectivités et la distribution automatique. La marque est accessible à Paris, dans les Monoprix, Super M, Félix Potin, etc. On les trouve sur les rayons de Fauchon. On boit aussi du Suavor au Sénat, à l'Unesco ou à l'Elysée... "Président" reste le produit phare de l'entreprise. Ce mélange fut créé en 1952 pour le président de la République René Coty.

L'entreprise utilise des cafés provenant d'une quarantaine d'origines, comme ce "blue mountains ", café rare qui pousse à 2000 mètres d'altitude en Jamaïque. "Le mélange c'est l'âme de la maison", confie M. Molay qui nous invite à visiter le laboratoire de dégustation où est testé un café du Burundi reçu il y a une semaine. "On a du palais ou pas" , affirme Jean-François Molay qui, avec son frère, déguste lui même les mélanges avant la torréfaction à grande échelle. "Ni trop tôt le matin, ni l'après-midi où l'on est moins en bouche" , c'est vers les 10 h - 10 h 30 qu'a lieu l'opération de dégustation, avec la même cafetière en terre à l'ancienne. "Notre formation s'est faite sur le tas. C'est une tradition familiale. Il nous arrive de goûter une vingtaine de cafés par jour". Alain Molay évoque à ce propos "La mémoire du café" . Ici les mélanges sont faits à la main et l'on peut voir un vieux manuscrit datant des années cinquante où Fernand Molay avait consigné les compositions de divers mélanges...

Se faire plaisir

" Une logistique très pointue pour s'adapter à une clientèle très diversifiée", c'est l'un des axes de la politique de Suavor dont le président définit ainsi le credo: "Souplesse, faculté d'adaptation au goût de la clientèle". "Avec nos huit cents tonnes nous sommes à une autre échelle que la production des multinationales" , ajoute t-il modestement. L'exportation, un des volets dynamiques de la politique commerciale de Suavor, représente aujourd'hui cinq à six pour cent du chiffre d'affaire. En France, la consommation annuelle plafonne à environ trois cent mille tonnes. "L'agro-alimentaire, touché en dernier par la récession économique, traverse actuellement une situation difficile , observe Jean-François Molay. Dans le moyen terme il faut d'abord supporter les chocs " . Concernant les produits haut de gamme absents des grandes surfaces et dont la commercialisation reste limitée par le pouvoir d'achat, Alain Molay affiche son optimisme sur la longue durée et note une évolution :"Les gens ont tendance à rechercher la qualité, à se faire plaisir, même épisodiquement. "

Tahar Mahmoud (vers 1990 dans le journal de Vitry)

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Vue générale de l'atelier principal de torréfaction (pesée, mélanges, etc...)

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Une broche de 150 k en phase de refroidissement sur V&G 120
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J. François et son essai de Burundi au labo
DTC
 

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